La nécessité de ce document [
1]
m'est apparue alors que je questionnais des enseignants-stagiaires sur
les raisons de leur choix pour Word
®. Je m'attendais à des
réponses comme « Parce que c'est le meilleur traitement de texte... »
ou encore « Parce que c'est Microsoft qui le produit et puisqu'il
fait aussi Windows
®, cela paraît logique d'utiliser Word
® »...
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque mes interlocuteurs m'ont massivement
répondu qu'ils utilisaient ce traitement de texte « parce qu'on n'a
pas le choix ». Je leur expliquais alors pourquoi j'utilisais OpenOffice.org
(que j'abrégerai en OOo) plutôt que Microsoft Word
® (que
j'abrégerai en Word
®). Je prenais alors conscience que mes
arguments en faveur du logiciel libre1 n'avaient aucune prise, même si,
dans leur majorité, la plupart des gens étaient d'accord avec moi.
Je me décide donc à écrire ce document qui, je l'espère,
pourra soit vous convaincre de la bonne idée d'utiliser OOo, soit vous
servir, afin qu'à votre tour, vous puissiez prêcher la bonne parole.
Afin d'éviter toute polémique, je tiens à préciser que
j'ai été un fervent utilisateur et admirateur de Word®
jusqu'en octobre 2001, date de mon passage à OOo. Je n'ai aucune action,
aucun intérêt ni aucun rapport avec la société Sun (qui a offert le
code source de StarOffice à la communauté informatique).
Enfin, je ne souhaite pas que mes propos soient interprétés
comme de l'anti-microsoft primaire. Ce qui est dit ici est valable pour
d'autres programmes informatiques produits par d'autres sociétés utilisant
les mêmes procédés que Microsoft. Si je cite souvent Word®
comme exemple, c'est parce qu'il s'agit du traitement de texte le plus
connu et le plus utilisé en France - me semble-t-il.
OOo est issu d'un logiciel commercial, StarOffice®, produit
d'une société allemande, StarDivision. La société Sun a racheté StarDivision
et a mis sur le marché StarOffice® 5.2 Cette version a
fait parler d'elle surtout dans le monde enseignant (et probablement
ailleurs) car elle était gratuite. Cependant, son interface était déroutante
(quoique très appréciée par certains utilisateurs). C'est en octobre
2000 que la société Sun décide 'd'offrir' le code source de StarOffice
à la communauté informatique. Pour quelles raisons a-t-elle pris cette
décision ? Pour s'attirer la bienveillance du monde du logiciel
libre ? Pour se faire aider par cette même communauté à améliorer
son programme2 (OOo a énormément évolué en deux ans) ? Pour tenter
de briser les parts de marché de Microsoft ? Peu importe. Les sources
d'OOo sont maintenant sous licence libre. Cela signifie que quelles
que soient les décisions ultérieures prises par Sun, OOo restera un
logiciel libre appartenant à la communauté.
OOo est une suite bureautique (c'est-à-dire un ensemble de logiciels
prévus pour la bureautique) contenant un traitement de textes (de type
Word®), un tableur (de type Excel®), un logiciel
de présentation (de type Powerpoint®) et un logiciel de
dessin.
Pourquoi ce nom d'OpenOffice.org et non OpenOffice ?
Tout simplement parce que le nom OpenOffice est déjà déposé. Si vous
faite publiquement référence à la suite bureautique (dans un exposé,
un document, un article etc.), il est recommandé d'utiliser le terme
exacte : OpenOffice.org.
Avant d'expliquer l'intérêt d'utiliser OpenOffice.org, il vous faut d'abord
bien comprendre ce qu'est un logiciel libre et ce que sont les formats
de fichiers. Une fois ces notions assimilées, vous percevrez mieux ce
qui suit.
En effet, si vous êtes attiré par la gratuité d'OOo, vous
risquez d'être rapidement déçu, surtout lorsque vous devrez échanger
des fichiers. N'y voyez pas la panacée. Si OOo permet de faire des économies
immédiates, une sensibilisation au problème des formats de fichier non
documentés s'impose par la suite (et donc, coûte de l'argent).
Pour moi, OOo est une solution, à condition d'avoir compris
les tenants et les aboutissants liés à l'utilisation d'un traitement
de textes. C'est ce que je me propose de vous expliquer maintenant.
Pour bien percevoir ce qui différencie un logiciel libre des autres programmes,
il faut d'abord comprendre ce qu'est le code source d'un programme. Pour
cela, prenons une image, celle de la mousse au chocolat.
Au départ, la mousse au chocolat, c'est une recette (lisible
par n'importe qui sachant lire) avec des ingrédients. A l'arrivée, c'est
un mélange homogène qui n'a plus grand chose à voir avec les ingrédients
de départ. Et si l'on n'y connaît rien en cuisine, en mousse au chocolat
et si l'on ne possède pas la recette, on n'est bien incapable de revenir
en arrière, c'est-à-dire d'expliquer comment et avec quoi a été faite
la mousse au chocolat.
Un programme informatique (comme Windows®
ou Word®), c'est un peu similaire. Au départ, c'est un
ensemble de lignes de code (lisibles par tous les informaticiens qui
connaissent le langage utilisé) composées de différentes instructions
(cet ensemble est appelé 'code source du programme'). Ensuite, ce code
source est compilé (on parle de forme binaire), c'est-à-dire, de façon
très schématique, qu'il est traduit dans le langage de l'ordinateur,
une langue incompréhensible pour les humains mais pas pour la machine.
Tout comme la mousse au chocolat, une fois compilé, le programme est
non seulement illisible par une personne mais en plus, il est quasiment
impossible de revenir en arrière (vers la 'recette originale') et donc
de savoir comment il a été écrit. Une conséquence immédiate est que,
lorsqu'on ne possède pas le code source d'un programme, on n'a aucun
moyen de contrôle sur le programme en question, c'est-à-dire que l'on
n'est incapable de déterminer son fonctionnement exact (sans la recette
de la mousse au chocolat, vous ne pouvez pas savoir quels sont les ingrédients
utilisés). Évidemment, sans code source (la recette), il n'est pas possible
de modifier le programme.
Un logiciel libre est un programme protégé par une licence
spécifique extrêmement précise qui autorise notamment :
tout
utilisateur à recopier le programme à volonté, quel qu'en soit l'usage,
personnel ou professionnel,
à
redistribuer le programme sans avoir le moindre compte à rendre au créateur
du programme ou à une société,
tout
utilisateur à pouvoir lire, modifier et redistribuer le code source
du programme4.
En termes simples, si un utilisateur recopie un logiciel
libre, en fait des copies pour ses élèves, ses employés ou ses ami(e)s,
il ne commet alors aucune infraction et n'enfreint aucune loi. Ce type
de comportement est même souhaité par l'auteur du logiciel qui espère,
de ce fait, que vous lui ferez part de vos commentaires/suggestions
afin de lui permettre d'améliorer son oeuvre (mais rien ne vous y oblige).
Ces licences (la plus célèbre étant la G.P.L. pour G.N.U.
General Public Licence) ont été écrites afin de permettre une large
diffusion des connaissances liées au logiciel. C'est un esprit de partage
du savoir (le même que celui du monde enseignant) qui a motivé les créateurs
de ces textes, à l'inverse des logiciels propriétaires qui privent,
eux, les utilisateurs de quasiment toute liberté.
Lorsque vous tapez un texte par exemple, vous devez ensuite l'enregistrer
en lui donnant un nom. Sous Windows
® (et sous d'autres systèmes
d'exploitation aussi), les noms de fichiers se décomposent ainsi :
NOM.EXTENSION. exemple, dans le fichier julien.txt, julien est le nom
et txt est l'extension qui détermine (normalement) le format du fichier,
ces deux parties étant séparées un point.
NOM : lorsque vous enregistrer votre
travail (que ce soit une image ou un texte), le logiciel vous demande
de compléter un cadre en donnant un nom. Vous pouvez mettre ce que vous
voulez en respectant les conseils donnés plus loin.
EXTENSION : par défaut, lorsque
vous créez un fichier avec le programme Bloc-notes et ne contenant donc
que du texte, le programme va lui attribuer l'extension TXT, abréviation
de texte. L'intérêt est que, lorsque vous verrez l'extension de ce fichier,
vous pourrez tout de suite vous dire : « C'est un fichier
texte or je recherche un fichier image donc ce n'est pas ce document
qui m'intéresse »5. Le programme Paint® va, lui, attribuer
l'extension BMP (pour BitMap Picture). Le traitement de texte Word®
va attribuer par défaut l'extension DOC (pour document).
L'extension d'un fichier va déterminer son type ou son
format. De la même façon, lorsque vous achetez un magnétoscope de type
VHS (le type ou format des cassettes), alors vous devrez utiliser uniquement
des cassettes de ce format.
Ces extensions présentent de nombreux avantages (on sait
immédiatement de quel type de fichier il s'agit). Vous pouvez vous-même
décider d'une autre extension lors de l'enregistrement du fichier tout
en sachant que cela peut avoir des conséquences sur votre fichier (cela
peut notamment entraîner des modifications non désirées).
Voici une liste non exhaustive d'extensions plus ou moins
connues.
TXT :
correspond à un fichier texte (et uniquement du texte, c'est-à-dire
qu'il n'y a aucune mise en forme, aucun tableau, aucun dessin etc.).
C'est un format quasi- universel et lisible sur tous types d'ordinateurs
et n'importe quel traitement de texte. De tels fichiers ne peuvent pas
contenir de virus (s'il s'agit réellement d'un fichier au format texte,
c'est-à-dire si l'extension TXT n'a pas été ajouté 'à la main').
DOC :
correspond à un fichier créé avec le traitement de texte Word®.
C'est un format propriétaire ce qui signifie, grossièrement, que si
vous souhaitez relire votre fichier, il vous faut impérativement Word®
(d'autres traitements de texte pourront peut-être lire votre fichier
mais pas très bien et il y aura très probablement des pertes de données).
De tels fichiers peuvent contenir des virus.
XLS :
correspond à un fichier créé avec le tableur Microsoft Excel®.
Voir les remarques ci-dessus pour le reste.
LWP :
correspond à un fichier créé avec le traitement de texte Lotus Word
Pro®. Voir les remarques ci-dessus pour le reste (notez
cependant que des virus créé pour la suite Lotus sont très rares ?
mais en existe-t-il ?).
SXW :
correspond à un fichier créé avec le traitement de texte OOo. C'est
un format totalement documenté et tout logiciel qui souhaite lire ou
créer des fichiers à ce format pourra le faire exactement de la même
façon que OOo. Cependant, pour le moment (novembre 2002), seules OOo
et StarOffice® 6.0 peuvent lire et créer des fichiers au
format SXW. Pas de virus en vue pour l'instant. Mais nul doute que cela
viendra un jour.
RTF
(Rich Text Format) : correspond à un fichier créé avec un traitement
de texte (si celui-ci permet d'enregistrer dans ce format). C'est un
format plus 'ouvert' que DOC ou LWP, ce qui le rend plus compatible
avec de nombreux traitements de texte existants. De tels fichiers ne
peuvent pas contenir de virus.
PDF
(Portable Document Format) : format très présent sur Internet.
C'est un format propriétaire mais entièrement documenté et les programmes
permettant de lire ce type de fichier sont en général gratuits (le plus
connu étant Acrobat Reader®). De tels fichiers ne peuvent
pas contenir de virus.
HTM
ou HTML (Hyper Text Markup Language) : correspond
à un fichier créé pour être visible sur Internet. C'est un format totalement
compatible avec n'importe quel Navigateur (programme permettant de surfer
sur Internet- il en existe de très nombreux et gratuits) et sur tous
systèmes d'exploitation. C'est un format public qui n'appartient à aucune
société. De tels fichiers peuvent contenir des virus (virus qui ne fonctionneront
qu'avec certains navigateurs).
GIF :
correspond à un fichier créé avec un logiciel d'image. Un fichier avec
l'extension GIF est une image. C'est un format propriétaire et breveté
mais documenté qui ne pose aucun problème de compatibilité et un fichier
de ce format peut être visualisé avec n'importe quel programme adéquat.
De tels fichiers ne peuvent pas contenir de virus.
ZIP :
fichier créé avec un logiciel de compression (comme Winzip ou d'autres).
C'est un format ouvert donc compatible avec tous les logiciels capables
de lire ce format. On trouve des programmes gratuits permettant de créer
des archives au format ZIP. Un fichier ZIP peut contenir des virus si
le fichier compressé en contient, évidemment.
Vous vous trouvez probablement dans l'une des situations suivantes :

vous
avez acheté ou vous venez d'acquérir une suite bureautique (comprenant
tableur, traitement de textes etc.) pour la somme dérisoire de 185 € (au
moins ;-). Vous êtes en règle avec votre conscience et avec la loi.
Vous êtes même très satisfait(e) de vous-même parce qu'à ce prix là, ces
logiciels doivent être vraiment fabuleux. À se demander s'ils ne corrigeraient
pas les copies des profs ! En plus, si c'est la société Microsoft
qui l'a conçu, cela ne peut-être que bon.

vous
avez 'recopié', pas tout-à-fait dans la légalité, Microsoft Office
®
ou toute autre suite bureautique, peut-être même en récupérant un 'crack'
sur Internet pour le faire fonctionner. Vous être fier(e) de vous :
un véritable génie en informatique qui n'enrichit pas Bill GATES. En plus,
vous n'aviez pas d'argent pour vous payer ce programme que, de toute façon,
vous n'avez jamais eu l'intention d'acheter évidemment !
Alors quoi ? Alors, dans les deux cas, ces personnes
sont perdantes sur tous les tableaux, la première (honnête) peut-être
même plus que la seconde (soucieuse de faire des économies) car elle
y aura laissé une somme rondelette. Voici pourquoi.
Utiliser un programme propriétaire et non libre (Microsoft Office
®,
Lotus Smart Suite
®, Corel Suite
®...) est un
mauvais calcul, que ce soit à court terme, à moyen terme ou à long terme.
Explications.
En payant cher un produit créé par une grande marque, le consommateur
se sent rassuré. C'est tout à fait normal : nous sommes dans une
société où l'argent fixe la valeur des choses. Plus le prix est élevé,
meilleur est l'objet (évidemment, c'est tout à fait discutable). D'autre
part, les marques influencent, via la publicité, les consommateurs que
nous sommes. Plus l'image d'une marque est bonne, plus elle pourra facilement
justifier des prix élevés6. Conclusion : un produit très bon marché
ou gratuit d'une marque inconnue n'inspire aucune confiance. Et pourtant...
En informatique, les données diffèrent sensiblement. En
effet, le coût le plus important pour un logiciel, c'est sa mise au
point (création et test). Une fois conçu, le prix de la duplication
du produit est dérisoire (contrairement à une automobile par exemple).
Ainsi, si une personne crée un logiciel et le met gratuitement à disposition,
cela ne lui coûte quasiment pas un euro (si l'on met de côté Internet).
L'utilisateur pourra télécharger le programme pour un prix tout aussi
dérisoire. Au bout du compte, le logiciel peut être fabuleux... ou exécrable.
Peu importe. Producteur et consommateur n'auront quasiment rien payé
(sauf, évidemment, beaucoup de temps pour le concepteur). Dans le domaine
de l'informatique, il faut donc mettre de côté l'axiome « prix
élevé = bon produit ». De nombreux logiciels gratuits sont d'excellente
facture (comment vivre en produisant du gratuit est un autre problème...).
Vous pensez qu'en achetant un produit d'une grande marque,
cela vous assure la qualité. Détrompez-vous. Si vous utilisez Microsoft
Windows® depuis un certain temps, vous avez peut-être déjà
vu ces messages sibyllins vous signalant une erreur dans le module machin-bidule-chouette
du Kernel 32. Votre traitement de textes ne répond plus et plante sans
raison ? Vous vous dites, à juste titre, que ce n'est pas bien
grave et que, ma foi, l'informatique est si compliquée que c'est probablement
inévitable. Vous avez sûrement raison. Mais je suggère alors que vous
vous posiez ces questions7 :
il
y a plus de 30 ans, des hommes sont partis sur la lune et en sont revenus
grâce à des systèmes et des programmes informatiques 10 000 fois moins
puissants que ceux d'aujourd'hui. Est-il normal qu'actuellement, un
banal traitement de textes se bloque pour un malheureux document de
quelques pages ?
les
avions actuels utilisent à profusion l'informatique. Certes, il y a
des accidents (la plupart du temps dus à une erreur humaine). Mais des
centaines d'avions volent chaque jour sans que le système informatique
embarqué ne se bloque sans raison. Alors pourquoi n'en serait-il pas
de même pour mon ordinateur personnel ?
un
traitement de texte est composé de dizaines de milliers de lignes de
programme (voire des millions) et il n'est probablement pas possible
que tout fonctionne sans quelques ratés. Mais si vous appliquez cela
à votre voiture, combien de pannes seriez-vous prêt à accepter ?
Une par mois ? Une par semaine ? Maintenant, essayez de vous
souvenir à quand remonte le dernier dysfonctionnement de votre ordinateur.
Comment se fait-il que nous acceptions autant de problèmes pour l'ordinateur,
alors que nous ne tolérerions jamais un aussi grand nombre de pannes
pour tout autre appareil ?
un
logiciel sans erreur n'est probablement pas prêt d'exister. Mais, dans
ce cas, il est curieux de constater que certains informaticiens trouvent
du temps pour ajouter à leurs programmes des choses sans aucun rapport
avec le produit vendu et qui ne font qu'alourdir le logiciel alors qu'il
serait plus judicieux de corriger les dysfonctionnements avant d'ajouter
des babioles inutiles. Une preuve ? Saviez-vous que Word®
97 contient un jeu de flipper basique, pas très joli (et inutile pour
traiter du texte) que l'on peut faire apparaître moyennant une petite
manipulation8 ? Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site
http://www.eeggs.com/ qui recense tous les petites programmes cachés
de ce type (Word® 97 n'en a évidemment pas le monopole).
Vous accepteriez qu'un fabricant d'automobiles propose d'installer gratuitement
un grille pain dans chaque véhicule alors même que ses voitures ne sont
pas au point ?
A court terme, vous payez donc un produit très cher et
dont la qualité n'est pas forcément en rapport avec le prix. Économiquement,
c'est un mauvais calcul.
Vous pensez qu'en piratant le logiciel, c'est toujours ça de gagné. Erreur.
Contrairement aux messages véhiculés, le piratage n'est pas forcément
mauvais pour certaines sociétés.
Prenons le cas d'un enseignant (que vous pourrez adapter
suivant votre environnement de travail) qui recopie illégalement Word®.
Boouuuuh ! C'est vilain. C'est très vilain et c'est illégal. En
plus, moralement, si cette personne doit ensuite apprendre à ses élèves
la probité et l'intégrité, il y a comme un petit problème. Mais passons
et revenons à notre professeur trop content d'avoir la dernière version
de Word® qu'il va s'empresser d'utiliser. Voici les conséquences :
si le collège ou le lycée décide de s'équiper d'ordinateurs,
le principal ou le proviseur va interroger ses enseignants et leur demander
quels logiciels ils souhaitent voir installer. Après s'être durement
familiarisé et habitué à Word®, que pensez-vous que notre
professeur va répondre ? « Installons la suite Microsoft Office®,
évidemment ! ». Et voilà une partie de l'argent du contribuable
qui s'envole pour Seattle9. Si cette personne a fait des économies en
piratant, il est intéressant de noter qu'une (infime) portion de ses
impôts part dans des licences Word®... 'grâce' à elle.
Une fois la suite bureautique dernier cri installée, les
élèves vont pouvoir travailler dessus. Conséquences : l'enseignant
fait involontairement la promotion d'un produit - que son établissement
a payé fort cher - auprès d'un public ayant confiance en lui, public
qui s'empressera de demander à ses parents de lui fournir... Word®.
Vous comprenez maintenant pourquoi le piratage n'est pas
si mauvais que cela pour les concepteurs de logiciels (attention :
je ne dis pas que le piratage est une bonne chose. C'est contraire à
la loi et tout à fait condamnable).
Il est aussi à noter que le piratage incessant des dernières
versions a un autre effet à moyen terme : il contraint à mettre
à jour (soit en payant, soit en piratant). Explications.
Vous êtes heureux : vous venez de récupérer la dernière
version de Word®. Le nec plus ultra : une interface
magnifique, un petit chien qui aboie pour vous signaler une idée ou
vous suggérer quelque chose, des boutons de partout. Bref, le bonheur.
Vous vous empressez de l'utiliser et vous envoyez un courrier électronique
à un ami avec, en fichier joint, un document créé avec votre Word®.
Le bonheur dites-vous ? Pas pour tout le monde, et certainement
pas pour votre ami qui ne pourra peut-être pas lire votre message pour
cause d'incompatibilité car il ne possède pas encore la dernière version
de Word® (comment réagiriez-vous si cet ami vous envoyait
un super film en DVD alors que vous n'avez pas de lecteur DVD ?).
Que va faire votre ami ? Tout simplement tenter de récupérer votre
version afin de la recopier à son tour. Bien sûr, pour ce type de manipulation,
il faut s'y connaître un peu. Car l'utilisateur lambda, lui, va aller
chez son revendeur préféré afin de chercher une mise à jour coûtant
plusieurs centaines d'euros seulement ! Pourtant, Word 97 couvrait
probablement 100 % de vos besoins. mais voilà, s'il y a une nouvelle
version, c'est sûrement parce qu'elle est meilleure. Et puis, de toute
façon, on ne trouve plus Word 9710 dans le commerce. Autant passer à
Word 2035, non ?
En conclusion, pirater ou acheter un logiciel fini par
vous coûter cher, soit directement (quand il faut passer à la caisse),
soit indirectement (quand il faut payer vos impôts).
L'utilisation de logiciels propriétaires a des effets sur le long terme
qu'on ne perçoit que très tardivement et, souvent, trop tard. Parfois,
une prise de conscience rapide est possible. Encore faut-il s'y connaître
un peu en informatique.
Word® (tout comme WordPerfect®
ou Lotus Word Pro®) n'est pas un logiciel libre. Cela signifie
que vous n'avez pas accès au code source du programme. Vous ne pouvez
donc pas savoir comment il fonctionne ni comment il enregistre vos documents.
« Sans importance. Pourvu qu'il marche ! » me direz-vous.
Détrompez-vous. Voici une petite expérience où la protection de la vie
privée en prend pour son grade.
Avec le document que vous lisez actuellement, vous devez
trouver un fichier intitulé document_word_2.doc (ou document_word_2.zip
pour la version compressée que vous décompresserez afin d'obtenir le
bon fichier). Voici son histoire.
Je rédigeai une lettre pour des amis en utilisant Word®
2 (c'était il y a longtemps). J'enregistre mon document sous le nom
lettre.doc et, pour je ne sais quelle raison, je décide d'écrire mon
C.V. à partir de la lettre (j'ai fait 'Sélectionner tout', puis j'ai
supprimé tout le texte et j'ai utilisé la commande 'Enregistrer sous'
en donnant un nouveau nom à mon fichier). Je tape mon C.V., j'enregistre
sous le nom cv.doc, tout se passe pour le mieux dans le meilleur des
mondes possibles : ma lettre et mon C.V. sont deux documents distincts.
Par la suite, lorsque j'ouvre cv.doc., plus aucune trace
de la lettre et plus aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit
en utilisant la fonction 'Annuler' (puisque j'ai fermé mon document,
l'option d'annulation n'est plus utilisable). La lettre a disparu. Normal,
c'est un autre fichier : lettre.doc. Et pourtant...
En modifiant manuellement (c'est-à-dire en passant par
l'Explorateur Windows et en choisissant 'Renommer') l'extension de mon
C.V. - cv.doc devient cv.txt - j'aperçois alors l'intégralité de la
lettre que je pensais disparue. Question : comment se fait-il que
Word® 2 conserve ce texte que j'ai supprimé et que je ne
peux plus récupérer ? Pourquoi ce programme conserve-t-il des données
à mon insu ? Que se passerait-il si j'envoyais mon C.V. via Internet
et que le destinataire fasse la même manipulation que moi et tombe sur
ma lettre ?
Vous pouvez maintenant ouvrir document_word_2.doc [2]
avec Word (peu importe la version). Vous pourrez y lire deux phrases.
Maintenant, modifiez son extension en utilisant l'Explorateur Windows
et appelez-le document_word_2.txt (ATTENTION : ne passez pas par
le menu 'Fichier' et 'Enregistrer sous'). Ouvrez ce fichier. Vous pouvez
alors y lire un extrait de « Piège dans le cyberespace » de
Roberto DI COSMO, texte pourtant effacé depuis longtemps.
L'utilisation d'un programme commercial et non libre pose
donc de façon cruciale la question sur la vie privée. Mais ce n'est
pas tout.
Imaginons que vous ayez tapé l'intégralité de vos cours
(si vous êtes enseignant) avec votre traitement de textes préféré. Imaginons
aussi que vous utilisez l'informatique pour écrire votre courrier ou
enregistrer votre journal intime. Bref, vous produisez des documents
importants à vos yeux et, surtout, des documents que vous conserverez
sous forme numérique et que vous souhaiterez pouvoir relire dans un
an, cinq ans ou vingt ans. Avec un logiciel propriétaire et non libre,
cela ne sera peut-être pas possible. Prenons l'exemple de Word®
(qui est tout aussi valable pour WordPerfect® ou Lotus
Word Pro®)
Comme cela est expliqué dans la partie « Format de
fichiers », Word® produit des documents au format
DOC, format dont les spécifications ne sont pas publiques. Des explications
un peu techniques s'imposent.
Reprenons l'image précédente d'un magnétoscope utilisant
un certain type de cassettes (pour mémoire, au début de la vidéo, il
existait plusieurs format de cassettes vidéos : VHS, Bétamax et
V2000. Le VHS, bien que n'étant pas le meilleur système -le V2000 offrait
une meilleure qualité d'image- s'est imposé et tous les magnétoscopes
vendus aujourd'hui utilisent le format VHS).
Imaginons la situation suivante : le fabriquant de
magnétoscope MICROMOU décide de sortir un nouveau modèle de magnétoscope
super-méga-génial (au moins !). De deux choses l'une :
soit
ce magnétoscope utilise le format VHS qui existe déjà et accepte toutes
les cassetttes VHS du marché, quelque soit la marque qui produit ces
cassettes ;
soit
ce magnétoscope super-méga-génial utilise un nouveau type de cassette
(lui aussi super-méga-génial) mais fabriqué uniquement MICROMOU.
Dans le premier cas, pas de problème, vous pourrez acheter
vos cassettes où bon vous semble et resterez libre de choisir votre
lieu d'approvisionnement.
Dans le second, en revanche, vous ne pourrez acheter que
des cassettes MICROMOU chez les revendeurs MICROMOU qui, absence de
concurrence oblige, pratiqueront les prix qu'ils souhaitent. En effet,
MICROMOU souhaite faire un maximum de bénéfices et ne dévoile que partiellement
à ses concurrents comment est fabriqué son super- méga-génial magnétoscope
et son nouveau format (cela s'appelle les spécifications). MACRODUR,
le principal concurrent de MICROMOU, s'empressera donc de produire des
magnétoscopes capables de lire les nouvelles cassettes MICROMOU (car
n'oubliez pas que ce format est super-méga-génial et tout le monde l'achète).
Malheureusement pour MACRODUR, MICROMOU n'a pas livré
tous les secrets de son super-méga-génial magnétoscope et un magnétoscope
MICROMOU fonctionnera beaucoup mieux avec une cassette MICROMOU qu'avec
une cassette produite par MACRODUR ! De même, un magnétoscope MACRODUR
ne fonctionnera pas correctement avec une cassette MICROMOU. Bref, c'est
le bor... et tout cela, parce que MICROMOU a créé son propre format
de cassette pas vraiment compatible avec ce qui existe sur le marché.
Vous vous dites alors qu'il faut être fou pour acheter
ce nouveau type de magnétoscope. En effet, vous serez alors complètement
dépendant de MICROMOU qui, le sachant, fera tout pour conserver ce pouvoir
sur vous.
Pourtant, c'est exactement la situation actuelle dans
le monde informatique, Microsoft jouant ici le rôle de MICROMOU. Comment
cela est-il possible ? Explications...
Microsoft sort un nouveau traitement de texte super-méga-génial.
Mais les données générées avec ce logiciel sont enregistrées dans un
format mystérieux (le fameux .DOC) dont Microsoft a le secret. Ce secret
est dévoilé partiellement à la concurrence qui pourra produire des logiciels
capables de lire de tels fichiers mais le résultat final sera loin d'être
identique au document original. Que se passe-t-il alors ? Les personnes
qui ont le traitement de texte de Microsoft sont dépendants de Microsoft
qui décide de l'évolution du format DOC et incite les gens à utiliser
(et donc à acheter) la nouvelle version de son traitement de texte super-méga-HYPER-génial
pour quelques centaines d'euros T.T.C. !
Il existe, grosso-modo, deux types de format :
les
formats dit publics ou documentés et que tout le monde peut utiliser
sans souci car tout logiciel respectant les spécifications de ce format
pourra lire les documents exactement de la même façon que le programme
qui a servi à créer ces documents (exemple, le format VHS est parfaitement
documenté car si l'on vous prête une cassette, vous ne vous souciez
pas de la marque du magnétoscope qui a enregistré la cassette :
vous pourrez lire celle-ci sans (trop) de soucis. De même pour les CD
audio : peu importe avec quels matériels a été fabriqué le CD car
il respecte un cahier des charges précis ce qui permet à votre lecteur
de CD de le lire parfaitement) ;
les
formats propriétaires documentés (entièrement ou partiellement) ou non.
Dans le premier cas, toute personne sachant programmer
peut concevoir un logiciel capable de lire ou de produire des documents
dans ce format. En effet, la documentation expliquant le fonctionnement
de ce format est exhaustive.
Dans le second cas, le propriétaire du format met à la
disposition de ses concurrents ce que bon lui semble. Aux concurrents
de croire sur parole les spécifications du format et d'essayer de faire
un programme capable de lire et écrire ce format, tout en sachant qu'ils
ne pourront jamais aussi bien faire que l'original.
Évidemment, le format utilisé par Word® n'est
pas bien documenté - et c'est voulu - car cela oblige à utiliser Word®
pour relire le document.
Revenons maintenant à nos courriers et autres journaux
intimes que l'on souhaite relire dans plusieurs années. La question
qui se pose est la suivante : y aura-t-il des programmes capables
de lire un fichier Word® dans vingt ans ? Rien n'est
moins sûr puisque Microsoft ne met pas à la disposition de la communauté
informatique toutes les informations nécessaires pour lire des fichiers
au format Word®11.
OOo apporte-t-elle une solution ? Il semble que oui.
Ce casse tête des formats de fichier concernant traitement de textes
et tableur (et je ne parle pas des autres) est un véritable problème
qui, pour le moment, n'a pas trouvé de solution. Cependant, il semble
qu'une réelle alternative soit en train de se dessiner. En effet, en
plus d'être gratuite mais surtout libre, cette suite bureautique utilise
un format de fichier promis à un bel avenir : le XML. Je n'écrirai
pas trop de choses à son sujet (parce que je n'en sais pas beaucoup,
d'ailleurs) mais il faut savoir que ce format s'inscrit comme le digne
successeur du HTML en très très amélioré. Public, ce format peut donc
être (en théorie - mais cela ne pose pas de problèmes techniques insurmontables)
supporté par n'importe quelle application qui désire produire ou lire
ce format. OOo utilise ce format 'mixé' avec le format de compression
ZIP (ce qui permet d'obtenir des fichiers ayant une taille très réduire
par rapport à un DOC ou un XLS traditionnel). Au final, les fichiers
générés par OOo utilise deux formats totalement documentés et libres
de droits. Il semblerait donc que cet ensemble de logiciels (Tableur,
traitement de textes, logiciel de présentation et logiciel de dessin)
soit l'avenir.
Sans prétendre être objectif ni exhaustif, voici maintenant une comparaison
entre le traitement de textes d'OOo et celui d'une suite bureautique commerciale
et propriétaire.
Il ne s'agit pas de dire lequel est le meilleur mais de
vous donner des éléments afin que vous puissiez commencer à vous faire
une idée (ce comparatif est basée sur mon expérience et sur mes connaissances :
il est tout sauf complet et impartial). Rien ne vaut un test par soi-même :
ne vous laissez pas influencer, ni par moi, ni par qui que ce soit (mais
moi, au moins, je n'ai rien à gagner à vous 'vendre' OOo).
| |
Suite commerciale non libre |
OpenOffice.org |
| Bogues |
Des tonnes ! |
Des tonnes ! |
| Fichiers générés |
Ils sont lisibles par la majorité des traitements de textes. Cependant,
cette compatibilité n'est que partielle. Ainsi, un document complexe
créé avec Word 2000 s'ouvrira avec Word 97 en subissant quelques
modifications |
lisibles uniquement par OOo et StarOffice 6. Cependant, grâce
aux licences qui protègent OOo, n'importe quel programmeur peut
décortiquer le format de fichier et produire, en toute légalité,
un traitement de texte qui saura parfaitement lire et écrire des
fichiers au format OOo. D'après les tests que j'ai effectués, le
traitement de texte de OOo est celui qui ouvre le mieux les fichiers
générés par Word®. |
| Système d'exploitation |
Très souvent, Windows, parfois Macintosh |
Mac, Windows, Solaris, Linux et, à priori, n'importe lequel. Il
suffit qu'une personne se décide à 'traduire' OOo pour le système
en question. |
| Utilisation |
en général très simple et conviviale |
OOo copie au maximum l'interface et le mode de fonctionnement
de Word® (mais celle de Word® s'est aussi
inspirée et développée grâce aux autres traitements de texte). Un
utilisateur familiarisé avec Word® n'aura quasiment
aucun mal à se mettre à OOo. |
| Fonctionnalités |
en nombre impressionnant ! |
OOo n'a pas toutes les fonctions d'une suite bureautique commerciale.
Manque notamment à l'appel une base de données (de type Access®16).
Cependant, dans le cadre d'une utilisation personnelle, elle remplit
largement tous vos besoins. Notez aussi qu'un dictionnaire français
n'est pas intégré par défaut (pour des raisons de licence). Vous
devez donc le télécharger (cf. liens à la fin). Notez aussi que
OOo possède des fonctionnalités que Word n'a pas intégré :
sélection disjointe, enregistrement au format PDF (version Linux)... |
| Le prix |
gratuit à plusieurs centaines d'euros |
Quasi gratuit (après téléchargement , copie ou achat) |
| Mise à jour |
parfois plusieurs années entre deux versions |
en ce moment environ tous les trois mois (il 'suffit' de télécharger
gratuitement le logiciel qui pèse 50 Mo tout de même) |
Comme je l'ai écrit précédemment, rien ne vaut un essai. Pour l'avoir
vécu, changer de traitement de textes implique une remise en question
souvent difficile (mais ô combien salutaire). Cependant :
vous ne risquez pas grand chose (c'est gratuit) ;
lorsque vous aurez goûté à la liberté informatique, vous ne pourrez
plus vous en passer.
Je n'ai probablement pas utilisé les meilleurs arguments
pour vous convaincre. J'ai tenté d'être objectif. J'aurai pu vous dire
qu'OOo est la meilleure suite bureautique du monde. Mais ce n'est pas
vrai (y en a-t-il seulement une ?). Ce document a principalement
pour but de vous amener à repenser l'utilisation de vos logiciels de
bureautique. Vous avez la dernière version de la meilleure suite bureautique
du feu de la mort qui tue ? Oui, mais en avez-vous vraiment besoin ?
Peut-être. Peut-être pas. Le plus important est que ces quelques lignes
vous aient fait réfléchir.
Et si vous êtes arrivé à ce paragraphe, alors tout n'est
pas perdu.
Lorsque vous nommez un fichier (nous parlons ici du nom qui précède l'extension),
veillez toujours à n'utiliser que les 26 lettres de l'alphabet (donc pas
celles qui ont un accent) et les 10 chiffres. Évitez d'utiliser des espaces
ainsi que des caractères particuliers tels ù, $, ê, é, è, ç etc... Ainsi,
ne nommer pas un fichier lettre école.bmp mais plutôt lettre_ecole.bmp.
De même, pour nommer vos contrôle, évitez devoir surveillé numéro 1.doc
car ce n'est pas suffisamment explicite et cela vous obligera à ouvrir
le fichier pour connaître son contenu. Choisissez plutôt (pour un devoir
de français de 6ème exemple) 6eme_ds_ participe_passe.doc car vous savez
immédiatement sur quoi porte le contrôle . De plus, dans la mesure du
possible, trouvez un nom clair et concis ;
Si le nom de votre fichier est composé (exemple devoirmaison.txt),
vous pouvez séparer les parties en utilisant le trait bas (underscore
en anglais : _ ) situé généralement sous le 8 d'un clavier AZERTY.
Votre nom de fichier n'en sera que plus lisible (et deviendra ainsi
devoir_maison.txt).
Windows® ne sait pas faire de différence
entre les majuscules et les minuscules. Dans le répertoire Mes Documents,
julien.txt et JULIEN.txt désignent le même fichier. (Il existe des systèmes
d'exploitation qui, eux, savent faire la différence depuis de nombreuses
années !). Nommez votre fichier avec des minuscules uniquement
(mais si vous mettez des majuscules, cela ne changera rien), ceci afin
d'uniformiser les noms de vos fichiers.
N'oubliez pas de faire apparaître les extensions de vos
fichiers dans l'Explorateur Windows (il s'agit de décocher un option
du type 'Masquer automatiquement les extensions connues').
Il y a plusieurs raisons à tout ceci :
ainsi,
si vous nommez un fichier Lettre_de_Julien_a_Françoise_du_29_septembre_1998.txt
, vous n'avez plus qu'à croiser les doigts pour ne pas avoir à retaper
le nom (On est amené fois - de plus en plus rarement il est vrai - à
le faire. Il vaut mieux, dans ces cas là, un nom court !). Dans
ce cas, vous pouvez choisir par exemple francoise.txt placé dans un
répertoire que vous nommerez courrier. Ainsi, votre document se trouvera
dans le répertoire suivant : c :\Mes Documents\courrier\francoise.txt ;
la
seconde raison, et non la moindre, est due au prédécesseur de Windows®
qui s'appelait MS-DOS® et qui n'acceptait que des noms
de huit lettres plus les trois lettres de l'extension. Vous me direz
" Oui, mais moi, je travaille avec Windows® 98 et je ne
suis donc pas concerné ces restrictions. ". C'est vrai, mais si jamais
vous devez échanger votre fichier avec un ami qui n'a pas Windows®
98 mais une version plus ancienne (Windows® 3.1), vous
aurez quelques problèmes qui n'ont pas toujours de solution d'ailleurs !
Il est à noter que cette restriction est de moins en moins importante
à respecter.
En conclusion, plus le nom de votre fichier sera clair,
concis et ne comprenant pas de caractères particuliers, mieux ce sera.
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etc... De plus, il n'est pas nécessaire d'avertir l'auteur que vous réutilisez
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Auteur du document : Julien
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http://www.openoffice.org :
le site officiel de OOo (en anglais)